lundi 3 décembre 2018

Le nécessaire




J’aurais pu te commander, comme tous les enfants,
Des jouets par millier comme on fait tous les ans.
Une épée, une raquette, une console,
Une BD, une tablette, des bricoles.

J’aurais pu t’écrire en proses, comme font les gamins,
Et attendre que repose, au pied du sapin.
Des poignées, attendues, de cadeaux,
Des paquets, beaucoup plus, qu’il n’en faut.

Si le bonheur appartient à qui fait des heureux,
Si cette année, tiens, moi, je ne gardais que:
Le nécessaire, un coup de coeur,
Des choses à faire, à l'intérieur,
Le nécessaire, beaucoup de bonheur,
Un petit frère, une petite soeur,
Et c'est tout!

Toi, moi, nous!

J'aurais pu jouer les pantomimes, comme font les bambins,
Le nez collé aux vitrines des grands magasins.
Fééries de chimères qui défilent,
La magie des lumières de la ville.

J'aurais pu croire au dernier mirage en vogue,
Chercher l'ivoire dans les pages d'un catalogue.
Mais l'âge d'or, la tendresse, la chaleur,
Les trésors, les richesses, sont ailleurs.

Si le bonheur appartient à qui fait des heureux,
Si cette année, tiens, moi, je ne gardais que:
Le nécessaire, un coup de coeur,
Des choses à faire, à l'intérieur,
Le nécessaire, beaucoup de bonheur,
Un petit frère, une petite soeur,
Et c'est tout!

Cette lettre, c'est celle des enfants du monde,
Qui prétendent à l'essentiel.
Peut être que pour Noël on va nous répondre,
Elle se veut universelle.

Le nécessaire, un coup de coeur,
Des choses à faire, à l'intérieur,
Le nécessaire, beaucoup de bonheur,
Un petit frère, une petite soeur,
Et c'est tout!...


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1 commentaire:

  1. Myriam de Terwangne03 décembre

    Merci! Des mots tout simples qui nous ramènent à l' essentiel !
    Un poème de Judith Chavanne , un beau texte de Lorand Gaspard et une page animalière très amusante complètent cette page !

    Bonne fête François - Xavier , Xavier, Xavière
    et tous les jésuites du monde !

    Excellente journée !

    JUDITH CHAVANNE
    Je me ferais volontiers allumeur ici ou là de cierges dans la
    ville, éveilleur du temps morne le long des promenades ;
    comme lorsque à la vue d'un rayon du réverbère dans une
    flaque de pluie, un souvenir en soi se déplace, et nourrit une
    intuition.

    Judith Chavanne , « Entre le silence et l' arbre « , p. 15

    LORAND GASPARD : « Apprentissage «

    Qui n’a pas ressenti que tout ce qui nous éclaire, nous ouvre à plus de vie, à une meilleure compréhension de nous-même et de l’autre, de nos désirs, de nos rapports, se traduit en fin de compte par un sentiment d’accroissement et d’élargissement ? Et je pense qu’il nous est arrivé à tous de sentir, de constater même, que la rencontre avec une œuvre d’art, l’articulation active qui se noue, immédiatement ou plus progressivement, entre elle et nous, peut nous faire accéder à plus de force et de confiance à des moments obscurs ou opaques, nous montrer une ouverture pour l’esprit, pour tous les mouvements de la vie qui tournaient en rond, ou étaient paralysés par l’adversité, par notre aveuglement.
    - Lorand Gaspard -

    GAG ET CRAQUANT

    Cela se passe près de chez vous !

    https://www.pinterest.com/bdawn1699/nature/?lp=true

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