vendredi 29 mai 2026

Quand les lettres danseront sous tes doigts

Paroles inspirées d’un texte de Hélène Gestern 
extrait de « Armen : l’exil et l’écriture »
« 𝑇𝑢 𝑣𝑒𝑟𝑟𝑎𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑡𝑢 𝑠𝑎𝑢𝑟𝑎𝑠 𝑙𝑖𝑟𝑒. 
𝑇𝑢 𝑛𝑒 𝑡’𝑒𝑛𝑛𝑢𝑖𝑒𝑟𝑎𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠... 
𝐿𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑜𝑢̀ 𝑙’𝑜𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑎̀ 𝑙𝑖𝑟𝑒, 
𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑐̧𝑜𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑠𝑠𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒. 
𝐿𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑡𝑖𝑠𝑠𝑢 𝑑𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒𝑠, 
𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑒́𝑝𝑜𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑑𝑖𝑓𝑖𝑒́𝑠, 𝑒́𝑝𝑢𝑟𝑒́𝑠 : 
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑢𝑠, 𝑣𝑖𝑛𝑔𝑡-𝑠𝑖𝑥 𝑙𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒𝑠, 𝑢𝑛 𝑎𝑙𝑝ℎ𝑎𝑏𝑒𝑡... 
𝑉𝑖𝑛𝑔𝑡-𝑠𝑖𝑥 𝑙𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒𝑠 : 
𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑒 𝑑’𝑒́𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑟𝑎𝑡𝑢𝑖𝑡𝑒́
𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑙’𝑖𝑛𝑒́𝑙𝑢𝑐𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙’𝑜𝑢𝑏𝑙𝑖.»

Tu verras… oui, tu verras,
quand les lettres danseront sous tes doigts,
quand leurs silences deviendront voix,
tu ne seras plus jamais seul dans les jours sans éclat.
Car lire, c’est ouvrir des fenêtres au-dedans,
c’est faire lever des soleils dans l’ombre du temps,
c’est recevoir, au creux de l’âme,
ce trousseau discret qui déverrouille le monde.
Mais un jour plus doux encore se lève—
quand les mots du cœur se laissent déchiffrer.
Alors la lecture s’illumine,
non plus sur la page, mais en toi.
Ces mots intérieurs, fragiles et délicats,
écrivent la vie secrète de notre être,
ils déposent des sourires sur nos âmes,
comme une pluie légère au matin.
Ils apaisent les colères anciennes,
dissolvent les jalousies en poussière d’air,
et racontent, sans bruit,
la beauté simple, nue, et vraie.
Ils tissent un monde sans frontières,
où chaque regard devient chemin,
où l’autre n’est plus un étranger,
mais celui qui marche à tes côtés.
Et ta vie alors se fait route—
une route ouverte, habitée,
tracée par mille pas mêlés,
par mille histoires partagées.
Écoute…
la mélodie du monde est douce,
apaisante et confiante,
elle glisse comme une brise claire.
Elle porte des harmonies légères,
presque invisibles, presque éternelles,
et dans son souffle, tu comprends :
lire, c’est aimer la vie en secret…
et la chanter, enfin, à voix ouverte.

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